Comparatif, sans mauvaise foi

Pytagor ou Socratic : deux façons d’aider votre enfant

Le nom trompe : Socratic, l’appli photo de Google, ne questionne pas l’élève. Elle lit la photo d’un devoir et renvoie des explications, des vidéos et des résultats du web, gratuitement. Pytagor pose vraiment les questions et ne lâche jamais la réponse. Il la fait construire. Deux produits qui partent de la même photo d’énoncé et n’en font pas du tout la même chose. Ci-dessous, ce que chacun couvre, ce qu’il coûte et où vivent les données.

Ce que Socratic fait bien

Autant le dire tout de suite, sinon cette page ne sert à rien : Socratic rend de vrais services. C’est un produit Google, totalement gratuit, sans compte payant ni abonnement, et l’OCR qui lit la photo d’un exercice est fiable. On prend l’énoncé en photo, l’outil reconnaît le texte, et il part chercher de quoi aider.

Ce qu’il renvoie est riche et varié : des explications, des vidéos, des définitions, des résultats du web. Google Lens présente la fonction comme Step by step homework help et propose de quickly find explainers, videos, and results from the web pour les maths, l’histoire, la chimie, la biologie, la physique et d’autres matières. Pour débloquer un élève sur un concept en sciences, en maths ou en anglais, c’est efficace.

La prise en main est immédiate : pas de configuration, pas d’inscription à rallonge, une photo suffit. Adossé à Google, l’outil est largement diffusé et stable. Pour une aide ponctuelle et gratuite, c’est un point de départ honnête.

La différence d’approche

Le nom prête à confusion, autant le clarifier. Malgré « Socratic », l’outil n’est pas un tuteur qui questionne l’élève étape par étape. C’est un moteur de ressources : son IA « predict which concepts will help a student solve their question », puis agrège des cartes de définitions, des vidéos YouTube, des questions-réponses et des résultats du web. L’élève lit, regarde, recopie éventuellement.

Pytagor va dans l’autre sens. Il n’y a aucune page de résultats à parcourir, aucune vidéo à regarder avant de s’y mettre. Le tuteur prend l’énoncé en photo, et il questionne jusqu’à ce que la réponse vienne de votre enfant. Ce qui reste après, ce sont ses propres fiches et ses QCM, générés depuis son cours et revus à intervalles espacés. Pour aller plus loin, voir la méthode socratique, expliquée.

Dit sans mauvaise foi : Socratic ouvre la bibliothèque, Pytagor fait travailler. Trouver la bonne explication en trente secondes est utile, apprendre à s’en passer aussi. Le nom de l’appli promet la seconde, son fonctionnement livre la première.

Les chiffres côte à côte

Tout ce qui concerne Socratic ici vient de ses pages publiques, relevées le 11 juillet 2026. Précision qui compte : depuis 2025, Socratic n’est plus une application autonome, sa fonction a été fondue dans Google Lens (merged into Google Lens in 2025). Ce n’est donc plus un produit dédié maintenu séparément.

Socratic est gratuit, sans contrepartie : c’est un vrai avantage. En échange, il n’y a ni découpage par classe du CP à la Terminale, ni rattachement aux programmes de l’Éducation nationale, ni couverture pensée pour le français langue maternelle. Chez Pytagor, tout part de la classe et du programme français.

CritèrePytagorSocratic (Google)
Niveaux couvertsDu CP à la Terminale, toutes matières à chaque niveau, programmes françaisGénérique « K-12 » orienté collège-lycée US ; aucun niveau français ni programme de l’Éducation nationale affiché
Nature du serviceTuteur IA socratique. Il guide par questions, sans livrer le résultatMoteur de ressources par photo : OCR de l’exercice puis cartes de définitions, vidéos, questions-réponses et résultats du web
Prix affiché (mensuel)9,99 € primaire (du CP au CM2), 19,99 € secondaire de la 6e à la Terminale, TTC ; enfant en plus à moitié prix (+5 €/+10 €), jusqu’à 3Gratuit : aucune offre payante ni abonnement
MatièresToutes les matières incluses, français langue maternelle comprisMaths, histoire, chimie, biologie, physique et anglais, orientation US ; français langue maternelle non couvert
IAConversationnelle et socratique ; devoir en photo, fiches et QCM générés depuis le cours, répétition espacéeOCR de la photo puis IA qui « predict which concepts will help a student solve their question » ; désormais fondue dans Google Lens
Suivi parentsPoint hebdo + mode Tribu : vous rejoignez la séance en direct, l’IA vous souffle en privé la question à poser, jamais la réponse ; jusqu’à 4 adultes par licenceAucun espace parent : outil pensé pour l’élève en autonomie
Hébergement et RGPD affichésConformité RGPD moins de 15 ans avec consentement parental, rien n’est vendu, effacement sur demandeProduit Google : aucun hébergement en France revendiqué
Engagement et essaiSans engagement, résiliation à tout moment ; test Profil gratuit de 3 minGratuit, sans engagement ni abonnement ; application fondue dans Google Lens en 2025

Informations relevées le 11 juillet 2026 sur les pages publiques de Socratic (Google). Une erreur ? Écrivez-nous : [email protected], on corrige.

Pour qui Socratic est le bon choix

Un élève plutôt autonome, du collège au lycée, qui veut débloquer un exercice tout de suite et sans payer. Socratic fait exactement ce travail : une photo, des explications, des vidéos, on avance. Sur les matières scientifiques, les maths et l’anglais, la ressource est là.

C’est aussi le bon choix quand le budget passe avant tout, puisque c’est gratuit, ou quand l’aide recherchée est ponctuelle plutôt qu’un accompagnement suivi. Pour dépanner un soir de devoirs, difficile de faire plus simple.

Pour qui Pytagor

Pour le primaire, il n’y a pas vraiment de match : Socratic n’affiche aucun niveau scolaire français ni de parcours structuré du CP au CM2. Pytagor couvre tout le primaire dès le CP, à 9,99 € par mois, toutes matières comprises, français langue maternelle inclus. Voir les tarifs Pytagor en détail.

Pytagor répond au réflexe « je photographie et je recopie ». Depuis 2025, ce réflexe n’a même plus besoin d’une appli dédiée, puisque la fonction a été fondue dans Google Lens. Chez Pytagor, il n’y a rien à recopier : la réponse se construit question après question. C’est plus long qu’un copier-coller, et c’est voulu.

Côté adultes, Socratic ne prévoit rien : l’outil est pensé pour l’élève seul. Chez Pytagor, vous recevez un point chaque semaine. Et avec le mode Tribu, vous entrez dans la séance pendant qu’il travaille : mêmes messages pour tout le monde, et un indice pour vous seul, quelle question poser, quelle analogie tenter, comment le relancer. Jamais la solution, il la trouve. Jusqu’à 4 adultes par licence, chacun depuis son compte, sans mot de passe à se prêter. Hors de ces séances, ce qu’il écrit reste entre lui et le tuteur. Le cahier de vacances est gratuit à vie, avec 2 389 sujets et 30 681 QCM corrigés.

Et pourquoi pas les deux ?

L’idée tient debout. Socratic est gratuit et parfait pour aller vite chercher une explication ou une vidéo ; Pytagor fait travailler le raisonnement dans la durée. Les deux ne se marchent pas dessus, et comme Socratic ne coûte rien, l’essayer à côté n’engage rien.

Une réserve tout de même : si votre enfant a tendance à recopier la première solution venue, l’accès instantané aux résultats du web peut court-circuiter l’effort. Dans ce cas, mieux vaut installer d’abord l’habitude de chercher avec Pytagor, puis garder Socratic pour vérifier ou approfondir.

Socratic ou Pytagor pour un élève de primaire ?

Socratic n’affiche aucun niveau scolaire français ni de parcours du CP au CM2 : pour le primaire, il n’y a pas d’offre structurée sur les programmes français. Pytagor couvre tout le primaire dès le CP, à 9,99 € par mois, toutes matières comprises. Pour un collégien ou un lycéen autonome qui veut débloquer un exercice, Socratic dépanne ; pour un suivi sur les programmes français, c’est Pytagor.

Socratic est-il vraiment un tuteur socratique ?

Malgré son nom, non : Socratic ne questionne pas l’élève étape par étape. C’est un moteur de ressources qui lit la photo d’un exercice et renvoie des explications, des vidéos et des résultats du web. La démarche socratique, elle, consiste à faire trouver la réponse par des questions : c’est ce que fait Pytagor, qui ne donne jamais la solution.

Socratic est-il gratuit ?

Oui. C’est un produit Google, sans abonnement ni compte payant. Depuis 2025, l’application a été fondue dans Google Lens. Pytagor, lui, est payant, sans engagement, résiliation à tout moment, avec un test Profil gratuit de 3 minutes avant de décider.

Peut-on utiliser Socratic et Pytagor en même temps ?

Rien ne l’interdit, et comme Socratic est gratuit, l’essayer à côté n’engage rien. Socratic sert à aller vite chercher une explication ou une vidéo, Pytagor à faire travailler le raisonnement dans la durée. Une réserve : si votre enfant recopie la première solution venue, installez d’abord l’habitude de chercher avec Pytagor, puis gardez Socratic pour vérifier.

Sources consultées le 11 juillet 2026 :

  • https://socratic.org · Consulté le 11 juillet 2026 : le domaine renvoie une redirection vers lens.google/#homework, Socratic n’a plus de site propre et pointe vers Google Lens.
  • https://lens.google/#homework · « Step by step homework help », « quickly find explainers, videos, and results from the web for math, history, chemistry, biology, physics, and more  » : positionnement explications-ressources et matières couvertes.
  • https://en.wikipedia.org/wiki/Socratic_(Google) · Rachat par Google (2018), gratuité, matières historiques, OCR et IA, et statut « merged into Google Lens in 2025 ».