Comparatif, sans mauvaise foi

Pytagor ou Photomath : deux façons d’aider votre enfant

Photomath ne fait qu’une chose et la fait vite : la photo d’un exercice de maths, la solution et ses étapes en quelques secondes. Pratique, et souvent suffisant pour débloquer un calcul. Pytagor prend le chemin inverse, il ne donne jamais la réponse et n’avance qu’au rythme des questions qu’il pose à l’élève. Un dépanneur de calcul d’un côté, un tuteur de l’autre : ce que ça change pour votre enfant tient dans les lignes qui suivent.

Ce que Photomath fait bien

Sur son terrain, l’app est difficile à prendre de haut. Photomath reconnaît un problème de maths pris en photo, y compris des problèmes rédigés, et affiche la solution en quelques secondes. Sur la rapidité de dépannage, l’outil tient ses promesses, et il est noté très haut sur les stores.

Le résultat ne se limite pas à la réponse finale : Photomath montre aussi les étapes détaillées, parfois avec plusieurs méthodes pour un même problème. La formule payante, Photomath Plus, ajoute plus de 400 tutoriels animés pour visualiser chaque étape, plus des indices quand l’élève bloque.

Enfin, le socle gratuit est réellement fonctionnel : les solutions pas-à-pas symboliques sont annoncées comme gratuites à vie. La couverture maths est large, de l’arithmétique élémentaire au calcul différentiel et intégral, et l’app est adossée à Google depuis son rachat.

La différence d’approche

Photomath est un solveur. L’image part sur des serveurs cloud, un réseau de neurones l’analyse, un algorithme applique la résolution et renvoie la solution avec les étapes. L’élève reçoit un raisonnement déjà construit qu’il peut relire pour comprendre. C’est efficace pour vérifier un résultat ou sortir d’un blocage, mais l’app n’est ni conversationnelle ni socratique.

Pytagor fait l’inverse d’un solveur. Rien n’est résolu quand la conversation commence, et le tuteur avance par questions jusqu’à ce que votre enfant formule la réponse. L’énoncé arrive en photo, comme chez Photomath ; la différence, c’est que la photo ouvre l’échange au lieu de le clore. Reste ensuite de quoi réviser : ses fiches, ses QCM tirés de son cours, revus à intervalles espacés.

Le partage est simple : Photomath finit le calcul, Pytagor apprend à le finir. Le premier se juge à la minute près, un soir de devoirs. Le second se juge à la fin du trimestre.

CritèrePytagorPhotomath
Matières couvertesToutes les matières, à chaque niveau, du CP à la TerminaleMathématiques uniquement, de l’élémentaire à l’université
Nature du serviceTuteur IA socratique : aucune solution affichée, des questions à la placeSolveur par photo : scanne le problème, affiche la solution et les étapes de résolution
Prix affiché (mensuel)9,99 € primaire (du CP au CM2), 19,99 € secondaire de la 6e à la Terminale, TTC ; enfant en plus à moitié prix (+5 €/+10 €), jusqu’à 3Socle gratuit ; Photomath Plus à 9,99 $ par mois (prix US affiché ; équivalent euro non confirmé)
Prix affiché (annuel)Au mois, sans engagementPhotomath Plus à 69,99 $ par an (« Best Value », -50 % vs mensuel, prélevé d’avance ; prix US)
IAConversationnelle et socratique ; devoir en photo, fiches et QCM générés depuis le cours, répétition espacéeRéseau de neurones cloud pour lire et résoudre ; en Plus, 400+ tutoriels animés « IA » et indices
Suivi parentsPoint hebdo + mode Tribu : vous rejoignez la séance en direct, l’IA vous souffle en privé la question à poser, jamais la réponse ; jusqu’à 4 adultes par licenceAucun espace parent ni tableau de bord adulte mentionné sur les pages consultées
Hébergement et RGPD affichésHébergement conforme RGPD, données protégées, RGPD moins de 15 ans avec consentement parental, rien n’est vendu, effacement sur demandeData controller à Mountain View (Californie), politique référençant le RGPD, transferts hors UE/EEE possibles ; pas d’hébergement France annoncé
Engagement et essaiSans engagement, résiliation à tout moment, sans justification ; test Profil gratuit de 3 min, sans carte bancaireAbonnement auto-renouvelé (mensuel, 6 mois, annuel) via Apple ou Google, résiliation dans les réglages du store ; socle gratuit permanent ; aucun essai gratuit mentionné

Informations relevées le 11 juillet 2026 sur les pages publiques de Photomath. Une erreur ? Écrivez-nous : [email protected], on corrige.

Les chiffres côte à côte

Tout ce qui concerne Photomath dans ce tableau vient de ses pages publiques, relevées le 11 juillet 2026. Détail qui a son importance : les tarifs affichés (9,99 $ par mois, 69,99 $ par an) sont les montants américains publiés sur photomath.com. L’équivalent exact en euros pour la France n’a pas pu être confirmé sur une source officielle, à vérifier dans l’App Store avant de vous décider.

Photomath ne couvre que les mathématiques, de l’élémentaire à l’université. Chez Pytagor, toutes les matières sont incluses à chaque niveau, du CP à la Terminale, à partir de 9,99 € par mois.

Pour qui Photomath est le bon choix

Un élève qui a surtout besoin de vérifier un calcul ou de comprendre une méthode vite, sur un exercice de maths précis. Le scan est rapide, les étapes sont détaillées, et le socle gratuit permet de s’en servir sans rien payer pour l’essentiel des solutions symboliques.

C’est aussi un bon choix si votre enfant est plutôt autonome et travaille seul avec son téléphone, ou si votre besoin s’arrête aux mathématiques. Pour ce périmètre-là, Photomath fait précisément le travail, et la formule Plus ajoute les tutoriels animés pour ceux qui veulent voir chaque étape se dérouler.

Pour qui Pytagor

Dès qu’il faut d’autres matières que les maths, la question est tranchée : Photomath ne couvre que les mathématiques, quand Pytagor accompagne toutes les matières à chaque niveau, du CP à la Terminale.

Pytagor répond au réflexe du solveur. Photomath annonce ses solutions pas-à-pas gratuites à vie, ce qui retire le dernier frein au geste, celui du prix. Si votre enfant a pris l’habitude de photographier un exercice pour en obtenir la réponse, prévenez-le : chez nous, il n’y a rien à récupérer, il faudra la construire question après question. C’est plus long qu’un scan, et c’est tout l’intérêt.

Reste la place des adultes. Photomath se joue entre un élève et son téléphone, et aucun espace parent n’est mentionné sur les pages consultées. Chez Pytagor, un point hebdomadaire vous résume la semaine, et le mode Tribu vous ouvre la séance elle-même : vous suivez les mêmes messages que votre enfant, en direct, et l’IA vous indique à vous seul comment le guider, quelle question poser, quelle analogie tenter. Elle ne donne jamais la réponse, ni à vous ni à lui. Jusqu’à 4 adultes par licence, chacun avec son accès à lui. Et quand vous n’êtes pas là, ses conversations restent les siennes. La base de données est en France, à Paris, et le cahier de vacances est gratuit à vie, avec 2 389 sujets et 30 681 QCM corrigés.

Pour creuser : la méthode socratique, expliquée, le test Profil Pytagor (3 min, gratuit) et les tarifs Pytagor en détail.

Et pourquoi pas les deux ?

L’idée n’est pas absurde. Un solveur qui dépanne sur un calcul de maths d’un côté, un tuteur qui fait chercher de l’autre : les deux ne se marchent pas dessus. Et comme le socle de Photomath est gratuit, tester la combinaison sur les maths ne coûte rien.

Une réserve quand même. Si votre enfant a tendance à recopier la solution sans la comprendre, le solveur peut vite remplacer l’effort plutôt que le soutenir. Dans ce cas, mieux vaut réserver Photomath à la vérification, et laisser le raisonnement se construire côté tuteur.

Photomath ou Pytagor pour aider en maths ?

Tout dépend de l’objectif. Photomath scanne un exercice et affiche la solution avec ses étapes : parfait pour vérifier un résultat ou sortir d’un blocage vite. Pytagor ne donne pas la réponse, il fait raisonner votre enfant par des questions jusqu’à ce qu’il trouve. Pour dépanner, Photomath ; pour apprendre à chercher, Pytagor.

Photomath couvre-t-il les autres matières que les maths ?

Non. Photomath est un outil de mathématiques uniquement, de l’arithmétique élémentaire au calcul. Pour le français, l’histoire, les sciences ou les langues, il n’y a pas d’offre. Pytagor accompagne toutes les matières à chaque niveau, du CP à la Terminale.

Quelle différence de prix entre Photomath et Pytagor ?

Photomath propose un socle gratuit avec les solutions pas-à-pas, puis une formule Plus affichée à 9,99 $ par mois ou 69,99 $ par an (prix américains publiés sur photomath.com ; l’équivalent exact en euros n’a pas pu être confirmé). Pytagor va de 9,99 € par mois en primaire à 19,99 € au collège comme au lycée, toutes matières incluses. Les deux ne se comparent pas terme à terme : l’un est un solveur de maths, l’autre un tuteur multi-matières qui fait chercher.

Photomath propose-t-il un suivi pour les parents ?

Aucun espace parent ni tableau de bord adulte n’est mentionné sur les pages publiques de Photomath : le produit est centré sur l’élève seul avec son téléphone. Chez Pytagor, le point hebdo résume la semaine et le mode Tribu ouvre la séance elle-même : jusqu’à 4 adultes rejoignent les devoirs en direct et reçoivent en privé la question à poser, sans que personne ne lise les conversations de votre enfant.

Sources consultées le 11 juillet 2026 :

  • https://photomath.com · Home : baselines « Math, explained » / « The Ultimate Math Help App », matières maths listées, « elementary through college », grille Basic 0 $ / Plus 9,99 $ mensuel / 69,99 $ annuel (« Best Value »), fonctionnement scan + solution + étapes
  • https://support.google.com/photomath/answer/14328660 · Aide Google « Overview of Photomath » : réseau de neurones cloud, résolution pas-à-pas, socle gratuit, Plus = tutoriels animés et indices
  • https://support.google.com/photomath/answer/14330572 · « Photomath Plus overview » : 400+ tutoriels animés « IA », facturation mensuel / 6 mois / annuel (annuel -50 % vs mensuel, prélevé d’avance), core gratuit à vie
  • https://photomath.com/privacy/ · Politique de confidentialité : data controller Photomath LLC, Mountain View (Californie), référence au RGPD, transferts hors UE/EEE possibles, aucune mention d’hébergement France ou UE